A/HRC/43/11
carcérale en amont du procès, les magistrats avaient appliqué des mesures de précaution
non privatives de liberté telles que l’assignation à résidence. Le taux moyen de
surpopulation carcérale n’était que de 3 %, le taux le plus fort ayant été relevé à Luanda.
20.
La lutte contre la traite des personnes était une priorité qui faisait l’objet d’une
section de la Stratégie nationale des droits de l’homme 2019-2022. L’Angola avait rejoint
la base de données de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Une
commission interministérielle de lutte contre la traite des êtres humains avait été créée en
2014 et l’Angola s’était engagé à appliquer des plans régionaux et internationaux de lutte
contre la traite des personnes.
21.
S’agissant des libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique,
l’ouverture politique du nouveau gouvernement avait permis d’accorder des licences à plus
de 200 titres de presse. Des manifestations et des réunions organisées par différents groupes
politiques et civiques avaient régulièrement eu lieu. D’importants progrès avaient
également été réalisés sur la question de l’enregistrement des associations : au cours des
quatre années précédentes, le nombre d’organisations nationales et internationales
enregistrées était passé de 302 à 603.
22.
En janvier 2019, une loi sur la liberté de religion, de conviction et de culte avait été
adoptée. Cette loi disposait de nouvelles mesures visant à sauvegarder l’exercice des droits
à la liberté de religion, de conviction et de culte en favorisant la reconnaissance officielle
des confessions religieuses tout en protégeant les citoyens des pratiques religieuses qui
portaient atteinte à leurs droits. On dénombrait en Angola 83 confessions religieuses
reconnues et 1 106 non reconnues, ainsi que 77 organisations paraecclésiastiques.
23.
Concernant l’éducation, le nombre d’écoles avait augmenté d’environ 7,3 % de 2017
à 2019. Le nombre d’enseignants avait quant à lui considérablement augmenté en 2017 et
en 2018, et quelque 10 000 nouveaux membres devraient rejoindre le corps enseignant en
2019. La proportion d’enfants déscolarisés avait été ramenée à 37 %.
24.
Le droit à la santé avait été garanti par la Constitution. On dénombrait plus de
3 000 dispensaires dans tout le pays et, au cours des deux années précédentes, de nouveaux
avaient été ouverts, avec notamment des spécialisations en orthopédie et en rééducation. Le
taux de prévalence du VIH/sida dans le pays était de 2 %, le plus bas de la région.
25.
S’agissant de l’accès à la terre et au logement, la délégation a indiqué que la terre en
Angola appartenait à l’État et qu’il existait un programme appelé « Ma terre » visant à
attribuer des titres fonciers aux communautés rurales. L’Angola avait continué à
promouvoir la construction de maisons dans tout le pays.
B.
Dialogue et réponses de l’État examiné
26.
Au cours du dialogue, 110 délégations ont fait des déclarations. On trouvera les
recommandations formulées à cette occasion dans la partie II du présent rapport.
27.
Le Timor-Leste a félicité l’Angola d’avoir ratifié les principaux instruments relatifs
aux droits de l’homme et a pris note de la criminalisation des mutilations génitales
féminines dans le nouveau Code pénal.
28.
Le Togo a remercié l’Angola d’avoir présenté son rapport, qui mettait en évidence
les progrès accomplis en matière de protection des droits de l’homme.
29.
La Tunisie a salué la législation nationale et les programmes visant à lutter contre la
corruption et à promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes adoptés depuis le
dernier Examen périodique universel.
30.
La Turquie a pris note de la ratification de plusieurs instruments internationaux en
2019 et a salué l’adoption du nouveau Code pénal.
31.
L’Ouganda a salué les initiatives de protection des droits de l’homme, en particulier
l’élaboration de la Stratégie nationale des droits de l’homme 2019-2022.
4
GE.19-21343
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