A/HRC/38/4 terrorisme. Ces mesures étaient entourées d’un grand nombre de garanties et faisaient l’objet d’un large contrôle parlementaire et juridictionnel. 56. La délégation française a précisé qu’un nouveau plan d’action était en cours de préparation pour lutter contre la traite des êtres humains, quelle que soit la forme d’exploitation, à l’image du premier plan d’action. Une attention particulière était accordée aux mineurs. 57. S’agissant des mineurs non accompagnés, la délégation française a rappelé qu’ils bénéficiaient d’une mise à l’abri inconditionnelle et de l’ensemble des prestations et des droits liés à l’aide sociale à l’enfance. Lors du démantèlement de la « Lande » de Calais, l’État avait créé un dispositif d’urgence exceptionnel permettant de mettre à l’abri les personnes se déclarant mineurs non accompagnés. 58. S’agissant des droits des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile, la situation dans le Calaisis faisait l’objet de toute l’attention du Gouvernement. L’évacuation du campement de Calais avait mis fin à une situation qui ne pouvait se prolonger, pour des raisons de sécurité et de dignité des personnes. La volonté de la France était de développer une politique d’asile et d’intégration des réfugiés équilibrée, effective quant à l’application de la loi et bienveillante quant à l’insertion de celles et ceux qui avaient reçu la protection de la France. La France continuait de travailler à améliorer les différents dispositifs pour sortir les étrangers des structures d’hébergement d’urgence et les orienter vers des solutions adaptées à leur situation. 59. La France était déterminée à lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Le prochain plan national, qui serait ambitieux, serait lancé en mars par le Premier Ministre et faisait actuellement l’objet d’une concertation avec les organisations non gouvernementales et l’ensemble des ministères. La France était déterminée à renforcer sa lutte contre toutes les formes de haine sur les réseaux sociaux. 60. Le Panama a noté les mesures prises pour ratifier les instruments internationaux et lutter contre la discrimination. 61. Le Paraguay s’est félicité du rôle prépondérant joué par la France dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015. 62. Le Pérou a souligné les progrès accomplis en ce qui concernait l’égalité des sexes. 63. Les Philippines ont salué l’action menée pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et des enfants. 64. La Pologne s’est félicitée de la création du Conseil national de la protection de l’enfance et du plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants. 65. Le Portugal a accueilli avec satisfaction les mesures législatives visant à garantir la parité des sexes dans la vie politique et publique. 66. Le Qatar a salué l’action menée pour combattre la traite des êtres humains et les discours de haine. 67. La République de Corée a salué les mesures prises pour intégrer les Roms et lutter contre le travail forcé. 68. La République de Moldova a accueilli avec satisfaction le dispositif de lutte contre la discrimination et les progrès réalisés en faveur de l’égalité des sexes. 69. La Fédération de Russie s’est dite préoccupée par la question des droits des migrants dans le Pas-de-Calais et par la montée de la xénophobie et du racisme. 70. Le Rwanda s’est dit inquiet de l’insuffisance des mesures prises pour faire répondre de leurs actes les auteurs du génocide au Rwanda qui résidaient en France. 71. L’Arabie saoudite s’est félicitée des mesures prises pour ratifier le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant établissant une procédure de présentation de communications, et lutter contre l’exclusion sociale. 6 GE.18-05727

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