A/HRC/55/7 Introduction 1. Le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, créé par la résolution 5/1 du Conseil des droits de l’homme, a tenu sa quarante-quatrième session du 6 au 17 novembre 2023. L’Examen concernant la Colombie a eu lieu à la 4e séance, le 7 novembre 2023. La délégation colombienne était dirigée par Elizabeth Inés Taylor Jay, Vice-Ministre des affaires multilatérales. À sa 10e séance, le 10 novembre 2023, le Groupe de travail a adopté le présent rapport concernant la Colombie. 2. Le 11 janvier 2023, afin de faciliter l’Examen concernant la Colombie, le Conseil des droits de l’homme avait constitué le groupe de rapporteurs (troïka) suivant : Afrique du Sud, Mexique et Viet Nam. 3. Conformément au paragraphe 15 de l’annexe à la résolution 5/1 et au paragraphe 5 de l’annexe à la résolution 16/21 du Conseil, les documents ci-après avaient été établis en vue de l’Examen concernant la Colombie : a) Un rapport national établi conformément au paragraphe 15 (al. a))1 ; b) Une compilation établie par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) conformément au paragraphe 15 (al. b))2 ; c) Un résumé établi par le HCDH conformément au paragraphe 15 (al. c))3. 4. Une liste de questions élaborée à l’avance par l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, les États-Unis d’Amérique, le Liechtenstein, le Panama, le Portugal (au nom du Groupe d’amis pour les mécanismes nationaux d’application, d’établissement des rapports et de suivi), le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, la Slovénie et la Suède avait été transmise à la Colombie par l’intermédiaire de la troïka. Cette liste peut être consultée sur le site Web de l’Examen périodique universel. I. Résumé des débats A. Exposé de l’État objet de l’Examen 5. La chef de la délégation a réaffirmé l’engagement de la Colombie concernant ses obligations internationales en matière de droits de l’homme ; il s’agissait de l’une des pierres angulaires des politiques nationales du Gouvernement. Elle a souligné les difficultés rencontrées pour mettre en œuvre l’Accord final pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable, signé avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée populaire (FARC-EP), mais aussi la détermination du pays à adopter des mesures d’envergure pour consolider une « paix totale ». 6. La chef de la délégation a mis en avant la création de l’Unité d’application de l’Accord de paix final et le Plan-cadre pour la mise en œuvre de l’Accord de paix final, ainsi que les avancées dans la mise en œuvre de la politique de « paix totale » réalisées par le bureau du Haut-Commissariat pour la paix. À cet égard, elle a mis en exergue le dialogue et les cessez-le-feu bilatéraux, notamment le processus en cours avec l’Armée de libération nationale (ELN) au titre du décret no 1117 de 2023, appuyé par la résolution 2694 (2023) du Conseil de sécurité. 7. La Colombie avait encouragé l’adoption de la résolution 53/22 du Conseil des droits de l’homme, intitulée « Améliorer la coopération technique et le renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme en Colombie afin de donner effet aux recommandations de la Commission Vérité, coexistence et non-répétition ». Afin de renforcer la consolidation de la paix, la Colombie avait pris des mesures dans de nombreux domaines : application d’une politique publique de démantèlement des organisations 1 2 3 2 A/HRC/WG.6/44/COL/1. A/HRC/WG.6/44/COL/2. A/HRC/WG.6/44/COL/3. GE.23-25026

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