A/HRC/50/9 27. Le Zimbabwe avait observé un moratoire de fait sur la peine de mort au cours des seize dernières années et l’abolition de la peine de mort faisait l’objet de processus consultatifs internes. Les cadres politiques et législatifs continuaient d’être renforcés pour lutter contre la violence fondée sur le genre. Le retard dans la tenue des élections partielles était attribué aux effets de la pandémie de COVID-19, associés à l’imposition de sanctions illégales. 28. Des années successives de sécheresse généralisée et les séquelles persistantes et coûteuses du cyclone Idai, exacerbées par les exigences de la pandémie de COVID-19, ont exercé une pression sans précédent sur le budget national, déjà mis à rude épreuve par le manque d’accès à des financements internationaux abordables et préférentiels en raison des sanctions infligées. Les ressources limitées ont conduit le Gouvernement à donner la priorité à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pandémie de COVID-19. La sécurité alimentaire s’est améliorée grâce à une récolte exceptionnelle en 2021, qui devrait se répéter en 2022. Des progrès raisonnables ont également été réalisés pour contenir le virus responsable de la COVID-19. En conséquence, des élections partielles seront organisées le 26 mars 2022 pour toutes les circonscriptions vacantes. 29. Des mesures ont été prises pour que les personnes arrêtées soient libérées, à moins qu’il n’y ait des raisons impérieuses de s’en abstenir. Les retards dans la finalisation des affaires judiciaires, initialement attribués à l’impossibilité pour les tribunaux de siéger en raison des périodes de confinement successives liées à la COVID-19, ont finalement été comblés grâce à la tenue de procédures judiciaires en ligne. 30. En ce qui concerne la disparition présumée de trois femmes membres de partis politiques d’opposition, la délégation, répondant à une question soumise à l’avance, a déclaré qu’il ne s’agissait pas de cas de disparition forcée présumée mais d’enlèvement présumé. La police avait indiqué que les allégations étaient sans fondement et que ces enlèvements avaient été mis en scène dans le but de ternir l’image du Gouvernement. Les femmes avaient été inculpées puis relâchées. Elles avaient employé des tactiques dilatoires pour échapper au procès. L’une d’elles s’était enfuie en Europe et un mandat d’arrêt avait été émis à son encontre. 31. Dans le budget national 2022, les crédits alloués à la Commission nationale pour la paix et la réconciliation et à la Commission zimbabwéenne des droits de l’homme ont augmenté respectivement de 326 et 273 % par rapport à l’année précédente. 32. Le projet de loi portant modification de la loi relative à la traite des personnes est en attente du processus d’examen parlementaire. B. Dialogue et réponses de l’État objet de l’Examen 33. Au cours du dialogue, 95 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations faites à cette occasion figurent dans la deuxième partie du présent rapport. 34. L’Égypte a pris note du lancement de Vision 2030 et de la première Stratégie nationale de développement (2021-2025), qui constituent le fondement du développement économique et de la protection des droits de l’homme. 35. L’Eswatini a noté les efforts déployés pour promouvoir les droits des personnes handicapées et pour veiller à ce que se poursuive l’éducation des enfants, interrompue pendant la pandémie de COVID-19. 36. L’Éthiopie a pris note des efforts qui avaient été déployés pour adopter des politiques visant à relever le niveau de vie. 37. Les Fidji ont noté les efforts déployés pour renforcer les politiques et les cadres institutionnels visant à lutter contre la violence fondée sur le genre. 38. La Finlande a encouragé le Zimbabwe à continuer d’accroître la représentation des femmes aux postes clefs du Gouvernement. GE.22-05008 5

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