A/HRC/50/9 19. Les effets des changements climatiques devenaient de plus en plus évidents. L’augmentation des sécheresses, des cyclones, des inondations, des orages de grêle et des vagues de chaleur affectait les performances économiques et la sécurité alimentaire. Des évaluations des récoltes et du bétail étaient effectuées afin de garantir une distribution égale et juste de l’aide alimentaire aux ménages vulnérables, grâce au Programme de mobilisation pour les céréales. 20. Afin d’atteindre l’objectif ambitieux d’une « économie verte » d’ici à 2030, le Gouvernement s’efforçait d’accroître les connaissances sur le climat, d’améliorer les capacités d’adaptation et de réduire la dépendance excessive envers les secteurs sensibles aux conditions climatiques. Des approches d’adaptation et de résilience face aux changements climatiques étaient en cours d’intégration dans les politiques nationales. Une stratégie de développement à long terme fondée sur de faibles émissions de gaz à effet de serre était en préparation. 21. Les mesures coercitives unilatérales illégales imposées par des pays occidentaux continuaient de menacer la population zimbabwéenne dans l’exercice de ses droits socioéconomiques. Le Gouvernement gardait l’espoir que la Rapporteuse spéciale sur l’impact négatif des mesures coercitives unilatérales en matière de droits humains publierait à l’issue de sa visite au Zimbabwe un rapport qui inciterait ces pays occidentaux à réfléchir à l’intérêt de maintenir ces mesures punitives. Le Zimbabwe restait redevable à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour sa décision historique de faire du 25 octobre une journée au cours de laquelle ses États membres demanderont collectivement la levée des sanctions. 22. En réponse aux questions soumises à l’avance, la délégation a déclaré que l’indépendance judiciaire était respectée et sauvegardée. La Constitution prévoyait une séparation claire entre les trois pouvoirs de l’État. Elle prévoyait également la création d’une Commission supérieure de la magistrature, indépendante. Le recrutement et la nomination des juges étaient basés sur le mérite et se déroulaient selon un processus d’entretiens publics menés par la Commission. Rien ne permettait de penser que le Gouvernement avait exercé une influence sur les tribunaux afin d’affaiblir les partis politiques d’opposition en permettant la révocation de leurs membres élus au Parlement et de leurs conseillers. Le processus de rappel des membres du Parlement et des conseillers municipaux avait été initié par les partis d’opposition lorsqu’ils avaient demandé aux tribunaux de statuer sur leurs différends internes. 23. La police continuait de fournir des rapports bimensuels sur la poursuite de l’enquête relative à la disparition d’Itai Dzamara, conformément à une ordonnance rendue par la Haute Cour, en 2018. Elle enquêtait également sur les disparitions de Patrick Nabanyama et de Paul Chizuze. 24. Les modifications proposées relativement à la loi sur les organisations bénévoles privées visaient à remédier aux faiblesses des mécanismes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, identifiées dans le rapport d’évaluation mutuelle de 2016 sur le Zimbabwe, ce qui avait valu au Zimbabwe d’être inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière. Les modifications proposées visaient simplement à assurer une plus grande transparence et une plus grande cohérence dans l’enregistrement et la réglementation des organisations bénévoles privées, et étaient le fruit de recherches approfondies et de consultations multipartites. 25. Les manifestations d’août 2018 et de janvier 2019, extrêmement violentes avaient constitué l’antithèse d’actions de protestation publique pacifiques. Les allégations de violations des droits de l’homme que des membres des forces de sécurité auraient commises et qui auraient entraîné la mort de civils faisaient l’objet d’une enquête. En outre, pour étudier les événements d’août 2018, le Président avait nommé une commission d’enquête internationale de sept membres, présidée par l’ancien Président sud-africain Kgalema Motlanthe. Cette commission a présenté un rapport contenant une série de recommandations, dont la plupart avaient été mises en œuvre ou étaient en passe de l’être. 26. D’autres enquêtes n’ont pas encore été menées à leur terme en raison de leur complexité. L’une d’elles concernait l’affaire de la tentative d’assassinat du Président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, en période préélectorale. 4 GE.22-05008

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