A/HRC/41/17
16.
Les employeurs étaient désormais tenus de verser 3,4 % de la rémunération
mensuelle de tout salarié à la Caisse nationale de sécurité sociale, au titre de l’assurance
accident et des soins médicaux. Une pension pour les travailleurs du secteur de
l’habillement avait également été annoncée pour 2019. Les salariées avaient droit à trois
mois de congé maternité à 120 % de leur rémunération (70 % étant pris en charge par la
Caisse nationale de sécurité sociale et 50 % par l’employeur).
17.
En matière de liberté de la presse et liberté d’expression, le Cambodia Daily avait
fermé pour défaut d’acquittement de ses obligations fiscales, en application de la loi fiscale.
Dans l’hypothèse où ces obligations seraient légalement remplies, le journal pourrait
reprendre ses activités. Les bureaux de Radio Free Asia et de Voice of America avaient
fermé de leur propre initiative. Les deux chaînes radiophoniques avaient la faculté de
rouvrir leurs bureaux au Cambodge. Le Gouvernement, qui élaborait également un cadre
politique et juridique, s’employait à achever un projet de loi sur le droit d’accès à
l’information, ainsi que deux autres instruments importants : la loi sur la cybercriminalité et
la modification de la loi sur la presse.
18.
Quant aux questions foncières, le Gouvernement avait adopté des cadres politiques
et juridiques pour administrer le secteur foncier et garantir ainsi, outre les droits et les
intérêts des personnes, une utilisation appropriée des terres. Il continuerait de régler les
différends fonciers en suspens, de promouvoir et de faciliter l’inscription au registre
foncier, notamment pour les communautés autochtones, de fournir aux paysans sans terres
des concessions foncières sociales et des terres destinées à la production ; il encouragerait
aussi la construction de logements abordables.
19.
Le Gouvernement comptait sur le soutien de toutes les parties prenantes à ses efforts
pour édifier une société pacifique et harmonieuse, dans le plein respect de la légalité, de la
démocratie et des droits de l’homme. Les droits de l’homme, dont le droit au
développement, étaient tous indivisibles et les questions relatives à ces droits devaient être
abordées dans le contexte mondial selon une perspective constructive, non conflictuelle,
non politisée et fondée sur le dialogue. Le respect de la souveraineté nationale et de
l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, l’impartialité
et la non-sélectivité avaient été érigés en principes directeurs pour la promotion des droits
de l’homme, compte tenu du contexte politique, historique et social de chaque pays.
B.
Dialogue et réponses de l’État examiné
20.
Au cours du dialogue, 73 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
faites à cette occasion figurent dans la partie II du présent rapport.
21.
La Chine a relevé que le Cambodge avait maintenu une stabilité politique et une
croissance économique, avait amélioré les niveaux de vie de la population et s’était attaché
à atténuer la pauvreté, à mieux garantir les droits de l’homme au sein de la justice, à
développer l’éducation et les soins de santé, ainsi qu’à préserver les droits de groupes
vulnérables.
22.
La Colombie a souligné les progrès accomplis pour garantir les droits des personnes
handicapées dans la législation interne.
23.
Le Costa Rica a noté la création d’un mécanisme national de lutte contre la torture et
l’application d’un plan stratégique national relatif au handicap. Il a exhorté à coopérer
d’une manière constructive avec les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales
avant, durant et après leurs missions.
24.
La Croatie a salué les progrès accomplis dans le domaine de l’éducation. Elle était
préoccupée par le fait que des enfants de minorités ethniques et autochtones demeuraient
défavorisés, par l’état des libertés fondamentales et par le droit de participer à la vie
publique et politique.
25.
Cuba a loué l’application du plan stratégique national relatif au handicap, du plan
national visant à réduire le travail des enfants et d’autres mesures prises en faveur des
enfants.
4
GE.19-05712